Tribunaux du Sabah et du Sarawak
Expérimentation d’un outil d’IA de recommandation des peines
Au Sabah et au Sarawak, les juges ont suivi la peine recommandée par l’IA dans environ un tiers des affaires, selon un groupe de réflexion
Problématique
Les tribunaux du Sabah et du Sarawak souhaitaient harmoniser les peines pour des infractions similaires et réduire le temps consacré à la lecture des dossiers d’affaires antérieures.
Approche
Sarawak Information Systems, une société du gouvernement de l’État, a développé un logiciel entraîné sur cinq ans d’affaires antérieures, de 2014 à 2019. Il recommandait des peines pour la possession de stupéfiants au Sabah et pour les viols et agressions sexuelles au Sarawak. Ces recommandations n’étaient pas contraignantes et les juges conservaient leur pouvoir d’appréciation. Les tribunaux de Kuala Lumpur ont lancé une expérimentation similaire à la mi-2021, couvrant 20 catégories d’infractions.
Chiffres clés
Enseignement
Le Khazanah Research Institute a constaté que les juges suivaient la recommandation de l’IA dans environ un tiers des affaires, tandis que le juge en chef faisait état de gains de temps. Des avocats et le Conseil de l’ordre des avocats (Bar Council) ont critiqué l’absence de consultation et de lignes directrices.
Catégories
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- Secteur public
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- Fonctions internes et gestion des connaissancesFinance, risques et juridique
- Type d’innovation
- Innovation de procédé
- Technologie d’IA
- Analyse prédictive et apprentissage automatique
- Mode d’adoption
- Codéveloppement avec un partenaire
- Type de preuve
- Étude indépendante
Sources
Résumés des sources
La Fondation Thomson Reuters rapporte que les tribunaux du Sabah et du Sarawak ont expérimenté l’outil développé par Sarawak Information Systems et que ceux de Kuala Lumpur ont rejoint l’expérimentation à la mi-2021. Elle cite les conclusions du Khazanah Research Institute selon lesquelles les juges ont suivi la recommandation dans environ un tiers des affaires de viol et de possession de stupéfiants. Un avocat, le Conseil de l’ordre des avocats (Bar Council) et un professeur de droit de Singapour ont émis des objections. Le bureau du président de la Cour fédérale a indiqué que l’utilisation restait au stade expérimental.
GovInsider a interrogé le juge en chef Abang Iskandar. Celui-ci a indiqué que le système couvrait la possession de stupéfiants au Sabah et les affaires de viol au Sarawak, analysait les dossiers antérieurs en quelques minutes et formulait une recommandation non contraignante. Il a également décrit son utilisation prévue dans des affaires civiles, notamment l’indemnisation de préjudices corporels.
Les informations complètes figurent dans les sources d’origine.