Uber
Désactivation automatisée des comptes de chauffeurs
Uber a écopé d’une amende de 825 millions d’euros aux Pays-Bas pour avoir désactivé des comptes de chauffeurs par des décisions entièrement automatisées
Problématique
Une plateforme de réservation de voitures avec chauffeur doit traiter les soupçons de fraude et les cas de chauffeurs dont les notes clients restent faibles, parmi un très grand nombre de comptes. Examiner chaque cas manuellement est lent et coûteux.
Approche
Entre 2018 et 2022, les systèmes d’Uber désactivaient temporairement les comptes des chauffeurs en cas de soupçon de fraude ou de notes trop faibles, et définitivement lorsque les notes restaient durablement faibles, les privant de leurs revenus tirés de la plateforme. Après une plainte de 171 chauffeurs français auprès de la CNIL par l’intermédiaire de la Ligue des droits de l’Homme, l’Autorité néerlandaise de protection des données (Autoriteit Persoonsgegevens), compétente comme autorité chef de file en raison du siège européen d’Uber aux Pays-Bas, a enquêté. En octobre 2026, elle a constaté qu’Uber avait pris des décisions entièrement automatisées concernant les chauffeurs sans les en informer suffisamment, en violation des articles 22 et 13 du RGPD, et infligé une amende de 824 990 000 euros à Uber B.V. Uber a mis fin à ces pratiques et fait appel.
Chiffres clés
Enseignement
Le régulateur européen a infligé une lourde amende pour des algorithmes qui privaient les chauffeurs de leurs revenus sans décision humaine ni explications suffisantes.
Catégories
- Taille
- Grande entreprise
- Secteur
- Logistique et transport
- Fonction de l’entreprise
- Ressources humainesFinance, risques et juridique
- Type d’innovation
- Innovation de procédé
- Technologie d’IA
- Analyse prédictive et apprentissage automatique
- Mode d’adoption
- Développement interne
- Type de preuve
- Régulateur, audit ou tribunal
Sources
Résumés des sources
Le Comité européen de la protection des données a fait état de l’amende de 824 990 000 euros infligée à Uber B.V. par l’Autorité néerlandaise de protection des données dans le cadre du guichet unique du RGPD. Il a précisé qu’entre 2018 et 2022, Uber désactivait automatiquement les comptes des chauffeurs à titre temporaire en cas de soupçon de fraude ou de notes faibles, et définitivement en cas de notes durablement faibles, sans informer suffisamment les chauffeurs. Il a indiqué que 171 chauffeurs français avaient porté plainte auprès de la CNIL par l’intermédiaire de la Ligue des droits de l’Homme, qu’Uber avait mis fin à ces pratiques et fait appel.
Les informations complètes figurent dans les sources d’origine.