Deliveroo Italie
Attribution algorithmique des commandes et réservation des créneaux pour les livreurs
L’autorité italienne de protection des données a infligé à Deliveroo Italie une amende de 2,5 millions d’euros pour des algorithmes opaques et une géolocalisation excessive de ses livreurs
Problématique
La plateforme devait attribuer les commandes et réserver les créneaux de travail de milliers de livreurs. Elle le faisait au moyen d’algorithmes que les livreurs ne pouvaient pas comprendre.
Approche
Deliveroo Italie utilisait des algorithmes pour attribuer les commandes et réserver les créneaux, et relevait la position de chaque livreur toutes les 12 secondes, en conservant tous les trajets pendant 6 mois. Le Garante a constaté que les algorithmes manquaient de transparence, que la géolocalisation et la conservation des données étaient excessives, et que les dispositifs de contrôle avaient été introduits sans accord syndical ni autorisation de l’inspection du travail. Sa décision du 22 juillet 2021 fixait un délai de 60 jours pour remédier aux manquements et de 90 jours supplémentaires pour modifier les algorithmes.
Chiffres clés
Enseignement
L’amende sanctionne la manière de gérer les livreurs autant que la collecte des données. L’autorité a exigé que l’entreprise soit en mesure d’expliquer comment ses algorithmes attribuent le travail.
Catégories
- Secteur
- Logistique et transport
- Fonction de l’entreprise
- Ressources humainesProduction et qualité
- Type d’innovation
- Innovation de procédé
- Technologie d’IA
- Optimisation
- Mode d’adoption
- Développement interne
- Objectif
- Productivité et rapidité
- Type de preuve
- Régulateur, audit ou tribunal
Sources
Résumés des sources
La lettre d’information de l’autorité rapporte une amende de 2,5 millions d’euros contre Deliveroo Italie pour traitement illicite des données d’environ 8 000 livreurs. Elle énumère des algorithmes opaques d’attribution des commandes et de réservation des créneaux, une géolocalisation toutes les 12 secondes avec conservation des trajets pendant 6 mois, une conservation excessive des données et un contrôle introduit sans accord syndical. Les délais étaient de 60 jours pour corriger et de 90 jours supplémentaires pour modifier les algorithmes.
Les informations complètes figurent dans les sources d’origine.